"Le nombre et là fréquence des conspirations attestent le mauvais état de la société ou la mauvaise conduite du gouvernement, ou l'un et l'autre ensemble.
Je pourrais dire que le gouvernement étant institué pour être bon, c'est-à-dire pour satisfaire aux besoins généraux de la société, si l'état de la société est mauvais, cela prouve que le gouvernement n'est pas bon. Je ne serai pas si sévère. Je crois qu'il peut exister au sein de la société, des forces aveugles ou perverses, ardentes à renverser des pouvoirs que la société a intérêt de maintenir.
Que ces forces conspirent, si elles peuvent rien de plus naturel; que le gouvernement les combatte, rien de plus légitime. Je ne révoque en doute ni la possibilité des conspirations, ni la justice du châtiment des conspirateurs."
Argumentation d’Oriane (feutre bleu pointe fine): la «realpolitik», celle du Général qui aurait pu signer la phrase deux dans son argumentaire pour justifier son coup d’état mais qui, en même temps, considérait la politique comme un jeu de stratégie — plutôt un jeu d’échec — où toutes les combinaisons étaient possibles pourvu qu’elles respectent un ensemble restreint de règles élémentaires: savoir « justifier » son action, être sûr de ses forces, connaître les faiblesses de l’adversaire…
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